« Si je réussis à accompagner un être vers un but précis, je dois le chercher là ou il est et commencer là, justement là. Celui qui ne sait pas faire cela, se trompe lui-même quand il pense pouvoir aider les autres. Pour aider un être, je dois certainement comprendre plus de lui, mais d'abord comprendre ce qu'il comprend. Si je n'y parviens pas, il ne sert à rien que je sois capable et plus savant que lui. Si je désire avant tout montrer ce que je sais, c'est parce que je suis orgueilleux et cherche à être admiré de l'autre, plutôt que de l'aider. Tout soutien commence avec humilité devant celui que je veux accompagner, c'est pour cela que je dois comprendre qu'aider n'est pas maîtriser, mais vouloir servir. Si je n'y arrive pas, je ne puis aider l'autre. »

La pensée de Sören KIERKEGAARD (dont nous avons célébré le 150ème anniversaire de décès le 11 novembre 2005) est semée d'éléments inscrits dans son contexte historique, et de son histoire douloureuse. De cette douleur, sont sorties quelques révélations intéressantes, par exemple : « On ne peut comprendre la vie qu'en regardant en arrière ; on ne peut la vivre qu'en regardant en avant. »

Offrons-nous enfin ce petit bonus :

  • « Plus on pense de façon objective, moins on existe. »
  • « On a plus perdu, quand on a perdu sa passion que quand on s'est perdu dans sa passion. »
  • « Il y a deux façons de se tromper : L'une est de croire ce qui n'est pas, l'autre de refuser de croire ce qui est. »
  • « La vie n'est pas un problème à résoudre mais une réalité dont il faut faire l'expérience. »
  • « La mère aimante apprend à son enfant à marcher seul. »