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Responsable - Actualités
Par Marc JESTIN, le
mercredi 15 mars 2006 à 14:18
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– Trop réguler c'est RALENTIR l'économie et inhiber l'initiative !
– Trop réguler c'est RALENTIR l'économie et inhiber l'initiative !
Le Conseil d'État rend son rapport 2006 public aujourd'hui. Il y fustige l'inflation du nombre de lois, source de complexité du droit national (Les Échos p. 4 ; La Tribune p. 37 ; Le Figaro p. 7).
Une nouvelle fois le Conseil d’État dénonce l’inflation législative, source d’insécurité juridique et d’inégalités entre ceux qui « s’accommodent de la complexité, voire l’exploitent à leur profit » et « une partie de la population marginalisée par un droit devenu trop complexe ». Le rapport relève que le recueil des lois de l’Assemblée nationale comportait 433 pages en 1973, plus de 1 000 dix ans plus tard et 3 721 pages en 2004... Il faut en revenir à une conception plus exigeante de la loi telle qu’elle est en principe prévue dans l’article 34 de notre Constitution. Celui-ci stipule en effet, que la loi se doit seulement de fixer « les règles » et de « déterminer les principes fondamentaux ». Le détail d’application des lois relève selon l’article 37 du domaine réglementaire. À ce domaine réglementaire de l’État il faut ajouter un domaine contractuel pour les partenaires sociaux, un domaine réglementaire (limité) pour les collectivités locales et donner une plus large part aux contrats.
À l'heure où les (faux) débats portent sur la mise en place de nouveaux contrats d'exception s'ajoutant à un Droit du Travail français doublé de ses conventions collectives et jurisprudences qui est le plus complexe et le plus impraticable, il serait temps de se poser quelques questions fondamentales.
En tous cas, les professionnels du commerce roulent sur les chemins tortueux et pentus des différents secteurs d'activité (commerces, industries, tourime, services financiers, etc.) tous plus ou moins réglementés et ce entre la montagne du Droit du Travail et le précipice du Code du Commerce... leurs jurisprudences et incertitudes, et produits dérivés.
On a dit en son temps qu'une constitution doit être explicite, courte, efficace, à ceci s'ajoute le fait que le cadre juridique devrait également être générique, cohérent, simple, moderne.
C'est d'ailleurs écrit dans les principes constitutionnels de notre République.
La question étant : Qui s'y colle ? Lire ce billet - Lire les commentaires sur ce billet - Apporter votre contribution à ce billet - Noter ce billet - Imprimer ce billet
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Responsable - Opportunités
Par Marc JESTIN, le
vendredi 17 mars 2006 à 12:24
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Objectif 1 000 groupements de PME à l'export supplémentaires à horizon 2010, c'est ce que ce sont fixés Renaud DUTREIL et Christine LAGARDE le 14 mars dernier.
Alors que seulement 4% des PME exportent, Renaud DUTREIL et Christine LAGARDE ont lancé l'appel à projet national visant à constituer 1 000 nouveaux groupements de PME à l'export le 14 mars dernier.
Les groupements peuvent se constituer sous forme d'associations ou de GIE.
Les entreprises labellisées bénéficieront d'une aide maximale de 10 000 euros et d'un accès privilégié aux dispositifs de soutien à l'exportation.
Pourquoi faire ?
Les grandes entreprises françaises exportent : les exportations des quelques 5 000 entreprises de plus 250 salariés représentent près de 40 % des exportations françaises.
Le potentiel de croissance à l’export est donc concentré sur les PME.
Or seules 100 000 PME françaises exportent (contre 200 000 PME allemandes et 170 000 italiennes) et la moitié d’entre elles ne le font que de manière occasionnelle (part du Chiffre d’Affaire réalisé à l’export inférieur à 15 %).
Une étude de la SOFRES, fin 2004, a évalué à un peu plus de 200 000 le potentiel de PME supplémentaires pouvant exporter. Parmi celles-là :
- 9 000 ont un projet export à moyen terme (5 ans) ;
- 47 000 sont « attentistes » : bien que conscientes des opportunités à l’export, elles n’ont pas de projet en vue ;
- 157 000 ne se sentent pas concernées par l’export, bien qu’elles soient positionnées sur des marchés porteurs à l’international.
Pour les deux premières catégories d’entreprises, les principaux freins à l’export sont :
- la peur du risque et de l’inconnu ;
- la méconnaissance des mécanismes et de la démarche d’exportation ;
- l’absence de taille critique (petites ou très petites entreprises).
La constitution de groupements de PME à l’exportation, associée à un accompagnement personnalisé et opérationnel vers un marché cible est une voie efficace pour surmonter ces trois freins et multiplier le nombre de PME présentes sur les marchés étrangers.
Pourquoi ça vaut le coup d'en être ?
Le gouvernement (allocution du Premier Ministre le 26 janvier dernier) a décidé d’encourager la constitution de 1 000 groupements à l’export dans les prochaines années et de
renforcer le soutien aux PME dans le cadre de Cap Export.
Une aide financière sera attribuée par le ministère des PME aux groupements labellisés. Elle complètera le dispositif Cap Export en faveur du regroupement de PME. Cette aide d’un montant maximal de 10 000 € par groupement labellisé est destinée à couvrir jusqu’à 50 % des dépenses d’accompagnement engagées pour la constitution du groupement, la définition de sa stratégie
export et sa mise en route (par exemple, les frais de recrutement d’un cadre export).
Le groupement pourra également bénéficier de tous les dispositifs de soutien mis en place par le gouvernement : notamment le doublement du plafond du crédit d’impôt export (80 000 € par an au lieu de 40 000 €) et les VIE (Volontaires Internationaux en Entreprise) à temps partagé. Les opérations de promotion ou de prospection à l’étranger de ces groupements seront également soutenues par Ubifrance.
Le dispositive CAP EXPORT 2010 est un dispositif de soutien destiné aux PME pour favoriser leur développement à l'international par le renforcement d'outils incitatifs.
Le dispositif « Cap Export» a été lancé par Christine LAGARDE, Ministre Déléguée au Commerce Extérieur le 5 octobre 2005.
L'objectif de Cap Export est de soutenir les PME dans leurs projets de développement à l'étranger en favorisant l'emploi à l'export (en particulier pour les jeunes), en renforçant certaines mesures pour gagner des marchés à l'étranger et en multipliant les actions de promotion collectives à l'export.
Les mesures Cap Export visant à favoriser l'emploi à l'export en particulier des jeunes sont le crédit d'impôt export étendu (incluant notamment l'espace économique européen), le Volontariat International en entreprise (VIE), et des mesures renforcées par Cap Export pour gagner des marchés à l'étranger comme une exonération de l'impôt sur le revenu à partir de 120 jours à l'étranger, ou encore un renforcement de l'assurance prospection et une garantie plus importante des crédits de préfinancement, et enfin une multiplication des actions de promotion collectives à l'export.
La procédure de labellisation, gérée par UBIFRANCE, a été mise en place afin de multiplier le nombre d'actions de promotion collectives à l'export et ainsi d'accompagner plus d'entreprises françaises à l'international. Dans ce cadre, un opérateur, public ou privé, national ou régional, reçoit un soutien dont il fait bénéficier les entreprises participantes.
Comment ça marche cette affaire ?
Une série d’appels à candidatures seront lancés afin de labelliser et de soutenir la création de « Groupements de PME à l’export ».
Le premier de ces appels à candidatures est lancé et sera clos le 20 mai 2006 : le dossier de consultation sera publié notamment sur les sites internet du ministère des PME (www.pme.gouv.fr), du ministère délégué au Commerce extérieur (www.commerce-exterieur.gouv.fr) et d’Ubifrance (www.ubifrance.fr).
Le deuxième appel devrait ensuite être lancé en juillet 2006. En régime de croisière, 2 ou 3 appels à candidatures seront lancés chaque année, chacun d’une durée comprise entre 4 et 6 mois.
Qui peut en bénéficier ?
Tout groupe d’au moins 2 PME ou TPE respectant les simples conditions suivantes peut se porter candidat au label « Groupement de PME à l’export » :
- se constituer sous forme d’association ou de GIE afin de garantir une certaine stabilité dans le temps au groupement ;
- faire appel aux services d’un ou plusieurs « accompagnateurs » expérimentés qui peuvent être par exemple :
– des sociétés de services ou de conseil,
– des entreprises plus grandes et plus expérimentées, dans le cadre d’un portage,
– des organisations professionnelles,
– des organismes de proximité tels que les chambres consulaires ou les agences de développement local.
- formaliser un projet collectif de développement à l’international.
La présence d’une grande entreprise sera acceptée au sein de chaque groupement labellisé, afin de faire profiter les autres membres de son expérience et de son infrastructure à l’exportation, par exemple dans le cadre d’un portage.
Comment les dossiers sont-ils sélectionnés ?
Un comité de sélection, présidé par le ministre des PME et associant le ministère du commerce extérieur et les partenaires de l’opération, examinera les candidatures et attribuera le label « Groupement de PME à l’export ». Son secrétariat sera assuré par Ubifrance.
Ce que prévoie le gouvernement pour vous inciter et vous accompagner
Un programme de communication et de promotion du programme « Groupements de PME à l’export ». Avant le lancement du deuxième appel à candidatures, en juillet 2006, une vaste campagne de promotion auprès des entreprises et de mobilisation des acteurs locaux autour des appels à candidatures « Groupements de PME à l’export » sera lancée.
Afin de surmonter les réticences des entrepreneurs face à l’export et face à la démarche de regroupement, un grand nombre de réunions de sensibilisation et d’explication devront être organisées au niveau local. Elles seront complétées par des approches plus personnalisées de type « pré diagnostic export » auprès des entreprises intéressées afin d’identifier celles pour lesquelles la constitution d’un groupement à l’export est pertinente.
Pour obtenir plus de renseignements sur les mesures Cap Export :
- Votre Direction Régionale du Commerce Extérieur (DRCE), à retrouver ici, pour
– le crédit d'impôt export étendu,
– l'exonération de l'impôt sur le revenu à partir de 120 jours à l'étranger.
- UBIFRANCE, 0810 659 659 ou infoVIE@ubifrance.fr, pour le Volontariat international en entreprise (VIE)
- les correspondants désignés COFACE pour l'assurance prospection renforcée, vous pouvez effectuer en ligne une demande de dossier en cliquant ici
- les correspondants désignés COFACE et correspondants régionaux OSEO pour la garantie des crédits de préfinancement (Voir www.coface.fr et www.oseo.fr)
- La Mission Labellisation pour les actions de promotion collectives labellisées (missionlabellisation@ubifrance.fr ou 01 40 73 34 52)
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Responsable
Par Marc JESTIN, le
jeudi 30 mars 2006 à 17:26
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La fonction commerciale concentre l'essentiel des embauches de cadres. Le secteur est accueillant pour les jeunes diplômés qui représentent une bonne part des recrutements.
Avec 31 100 postes proposés par l'APEC (1) en 2005, cette fonction reste la permière en termes de fonctions. 31 100, c’est le nombre d’offres d’emplois cadres liées à la fonction marketing et commerciale publiées en 2005 par l'APEC.
29 % des offres concernent les jeunes dilpômés et leur permettent d'intégrer la vie active.
Ces offres sont à peu près à 50 % en Île de France et 50 % assez bien réparties en régions.
La progression générale est 16 % en 2005.
La demande des entreprises reste notamment élevée pour les cadres de la vente: + 27% en 2005.
Les offres destinées aux cadres technico-commerciaux augmentent plus modérément (+ 18%).
Source : ici
(1) APEC = Association Pour l'Emploi des Cadres
Il faut bien noter que :
1. On peut se demander si le marché visible ne s'étend pas dans ce domaine, du fait de nombreux facteurs que nous ne listerons pas ici
2. la fonction commerciale et marketing est bien le premier employeur français, mais on peut trouver mieux en matière de sectorisation, puisque les métiers informatiques et assimilés représentaient eux 48 000 postes proposés en 2005.
3. Le bipôlaire français ne s'arrange pas, puisque 50 % des nouveaux emplois sont concentrés en Île-de-France. Lire ce billet - Lire les commentaires sur ce billet - Apporter votre contribution à ce billet - Noter ce billet - Imprimer ce billet
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Responsable
Par Marc JESTIN, le
vendredi 31 mars 2006 à 22:30
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Exception culturelle française : On ne peut que constater aujourd’hui le grand décalage qui existe entre l’opinion française et la culture de l’économie de marché.
À la question « le système de la libre entreprise et de l’économie de marché est-il le meilleur pour l’avenir ? » la France est le pays, sur les 20 sondés, dans lequel la majorité de la population se déclare hostile à l’économie de marché (seul 36 % des Français estiment que l’économie de marché constitue le meilleur système pour l’avenir). Tel est le principal enseignement de l'enquête réalisée il y a quelques mois par l'institut de sondage international GlobalScan pour le compte de l'université du Maryland.
Voici le classement qui en ressort :
- Chine 74 %,
- Philippines 73 %,
- États-Unis 71 %,
- Corée du Sud 70 %,
- Inde 70 %,
- Indonésie 68 %,
- Grande-Bretagne 67 %,
- Nigéria 66 %,
- Canada 65 %,
- Allemagne 65 %,
- Espagne 63 %,
- Pologne 63 %,
- Mexique 61 %,
- Italie 59 %,
- Kenya 59 %,
- Brésil 55 %,
- Turquie 47 %,
- Russie 43 %,
- Argentine 42 %,
- France 36 %.
Je suis sans doigts !!! Affligé, endeuillé presque...
La solution, s'expatrier ?
Rappelons qu'un million de jeunes de moins de 35 ans ont quitté la France pour aller chercher fortune ailleurs, ce qui représente une augmentation de 40 % en dix ans. Lire ce billet - Lire les commentaires sur ce billet - Apporter votre contribution à ce billet - Noter ce billet - Imprimer ce billet
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Responsable - Technique
Par Marc JESTIN, le
mardi 30 mai 2006 à 14:38
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Avez-vous remarqué comment ce titre caricatural peut parfois prêter à confusion ? Était-ce pour les photographes ? Certainement. Reste que certains clichés ont la vie longue, et perturbent des messages importants.
LA POIGNÉE DE MAIN (handshake) n'y échappe pas.
Nous communiquons bien au dela des mots. Les spécialistes se battent pour savoir pour quelle part chaque élément compte et quelles interprétations les personnes font du langage corporel (body language)...
La poignée de main
LA POIGNÉE DE MAIN, dans nos civilisations occidentales européennes et nord américaine, est le code pour prendre contact et saluer les personnes de même sexe ou de sexe différent.
Il nous arrive même d'imposer ce code à des animaux, croyant sans doute que ceux-ci, du même coup, adhèrent à nos us et coutumes et entrent en communication, sinon en communion...
Quelle place accorder au langage corporel (body language) ?
Les études sur le langage corporel ont démontré que celui-ci :
- est important,
- l'est plus ou moins en fonction des situations et des phases de la relation,
- est perçu de manières différentes en fonction des récepteurs.
Cette partie de la communication est déterminante, quelle que soit la part qu'on lui attribue.
Certaines études démontrent que le langage du corps, par les attitudes, l'odeur, la mélodie et les intonations de la voix, etc. est bien plus important que le sens des mots employés dans la délivrance et l'acceptation du message. En 1967, MEHRABIAN annonce que les parts d'importances relevées dans ses études sont de : 55 % pour le visuel, 38 % pour le ton de la voix, et 7 % seulement pour le contenu des messages. Cela reste une vision extrême.
Quels que soient les ratios réels, nous nous devons de toujours nous perfectionner dans notre communication à l'autre et
dans notre capacité d'écoute et d'analyse.
Les situations et les rapports entre les individus vont faire revêtir plus ou moins d'importance à certains signaux. Par exemple, on sait que les sens sont plus en éveil en phases amont, lorsque l'on est en phase découverte, que plus tard dans la relation. Très souvent on échange des banalités en début de conversations. Certains pensent qu'il s'agit de laisser de la disponibilité pour permettre à l'esprit de traiter le flot d'informations et de sollicitations qui lui parviennent en masse.
La manière de donner une poignée de main a donc toute son importance dans les premiers contacts surtout unipersonnels (si on doit entrer dans un groupe important, on sera moins 'sensible' à chacune).
Qu'est-ce-donc qu'une bonne poignée de main ?
La poignée de main est un excellent exemple de communication corporelle, un exercice que nous faisons des dizaines de fois dans la journée... Négligemment ?
Il est primordial d'être sincère dans ce que vous faîtes, le moment de serrer la main de votre interlocuteur fait partie de cette intégrité.
Vous pouvez et vous devez vous préoccuper de ce que tel ou tel comportement peut engendrer chez l'autre, ou comment interpréter telle ou telle attitude de votre correspondant. Par exemple, alors que nombre d'entre nous s'inquiètent d'avoir les mains moites (ce qui sera peu interprété ou avec une certaine indulgence), notre regard, la force et l'intensité de la poignée de main, ainsi que sa durée, sont bien plus importants.
Cette fameuse poignée de mains des politiques, longue et lente, peut passer pour un signe de manque de personnalité et de détermination dans certains cas. Serait-elle molle que nous ne serions pas loin d'un coup d'état.
Elle doit être ferme mais pas autoritaire, en tendant la main par le côté ou le dessus (pas trop), sans précipitation ou hésitation, et dans une attitude chaleureuse. Notons que nous devons communiquer clairement et avec force en fixant et captant le regard de notre co-équipier. Un regard fuyant est souvent interprété comme un manque de confiance ou pire. C'est d'autant plus important à ce moment de l'échange où l'on établit le premier contact. Dans certaines cultures l'absence de regard est une insulte sinon une injure
volontaire – ce n'est certainement pas par hasard –.
Quelques repères sur le body language et la poignée de main
Vous aimez les équations rondes faciles à mémoriser ? Retenez que :
- les 2 premières minutes sont importantes dans une relation, et votre rôle est déterminant surtout unipersonnelle seul(e) à seul(e),
- 90 % de la communication est non objective,
- 2 tiers des personnes interpréterons une poignée de main molle comme un signal de manque de caractère,
- si elle est brève,
1 tier considèreront que vous avez du caractère
et idem que vous êtes vif d'esprit,
- 10 % des gens ne supportent pas les longues poignées de main, mais 2 tiers savent qu'une poignée pour
longue avec éventuel rapprochement physique est signe de chaleur, de compassion ou de remerciement prononcé,
Une baisse d'attention dans ce geste banale pourrait signifier une baisse générale d'attention ou d'intentions.
Ce serait dommage de sous-estimer l'importance de ce geste simple. Ne vous perdez pas en cours de route, par négligence ou
par routine (l'ennemi numéro 1 des commerciaux).
À près de 50 % les poignées de main énergiques seront appréciées et les poignées de main molles laisseront une mauvaise impression à votre interlocuteur.
Alors restez vigilants et...
... Et n'oubliez pas de sourire !!! :-) Lire ce billet - Lire les commentaires sur ce billet - Apporter votre contribution à ce billet - Noter ce billet - Imprimer ce billet
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Responsable - Organisation - Juridique - Stages
Par Marc JESTIN, le
jeudi 13 juillet 2006 à 16:15
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Les stages sont parmi les nombreuses possibilités offertes au entrepreneurs pour bénéficier de ressources et s'engager dans la formation de personnels. C'est aussi et surtout, les récents débats l'ont rappelé, l'occasion donnée aux jeunes pour se former et pour se faire une idée d'eux mêmes et de l'environnement professionnel en prolongement de leur cursus de formation académique.
Dans un domaine pas toujours clair, on l'on trouve de tout et son contraire, il nous a paru utile de proposer ici quelques précisions sur les conditions d'accueil et la gratification des stagiaires.
Le stage est une période plus ou moins longue qu'un élève passe en entreprise pour compléter une
formation théorique par l’acquisition d’une expérience pratique en milieu
professionnel.
Il ne faut pas
confondre le stage avec :
Les stages peuvent
être
des stages
obligatoires ou
des stages facultatifs.
Les conditions de déroulement sont proches mais les obligations sociales de
l’employeur sont différentes selon les cas.
La relation employeur – stagiaire
Le stagiaire est
accueilli dans l’entreprise pour se former, s’informer.
Il n’est pas
lié à l’employeur par un contrat de travail.
L’employeur n'a aucune formalité d’embauche à effectuer (pas de déclaration
préalable à l'embauche).
Cependant, même si une stagiaire n’a pas la qualité de salarié, il existe une
relation
contractuelle
comportant des
engagements respectifs inscrits le plus souvent dans une convention de stage ou un
contrat de stage.
Lorsqu'il s'agit
d'un stage obligatoire, une convention de stage doit impérativement être établie. Il s'agit d'une convention tripartite entre l'établissement
d'enseignement qui délivre le formulaire adéquat, l'entreprise d'accueil et le
stagiaire. Elle a pour objet de clarifier les relations entre les trois parties,
de préciser les attentes du jeune en matière de formation et de prévoir les
modalités de protection en cas d'accident du travail.
En cas de stage optionnel, il est absolument indispensable de formaliser la présence du stagiaire dans l’entreprise par un
contrat de stage afin d’éviter le risque de requalification en contrat
de travail voire en travail illégal ou déguisé.
Stages en entreprise :
Franchise de cotisations
La loi du 31 mars 2006 pour
l’égalité des chances (articles 9 et 10) a réformé le dispositif des stages en
entreprise. Désormais, seuls sont autorisés les stages faisant l’objet d’une
convention de stage tripartite entre le stagiaire, l'entreprise d'accueil et
l'établissement d'enseignement.
Les indemnités versées aux
stagiaires ne donnent pas lieu à assujettissement dans la limite de 12,5 % du
plafond horaire de la sécurité sociale, c’est à dire 360 Euros par mois en 2006
dans le cas où la durée de présence du stagiaire est égale à la durée légale du
travail (35 heures).
Tous les stages sont soumis
aux mêmes règles de rémunération, qu’ils soient de stages optionnels ou des
stages obligatoires.
Lorsque la gratification
mensuelle du stagiaire est inférieure ou égale à 360 Euros, aucune cotisation et
aucune contribution de sécurité sociale n’est due, ni par l’entreprise
d’accueil, ni par le stagiaire. Le stagiaire continue de bénéficier de sa
protection sociale étudiante et l'entreprise n'a pas obligation de souscrire de
complément.
S’agissant des gratifications
supérieures à ce seuil, les cotisations et contributions de sécurité sociale
sont calculées sur le différentiel entre le montant de la gratification et 360 Euros.
Ce seuil de 360 Euros est
apprécié au moment de la signature de la convention de stage compte tenu de la
gratification, des avantages en nature et en espèces et du temps de présence
mensuel prévu au cours du stage.
Ce nouveau dispositif entre en
vigueur à compter du 1er juillet 2006. Si le stage a débuté avant cette date,
ces nouvelles dispositions s’appliquent aux gratifications versées pour la
période allant du 1er juillet jusqu’à la fin du stage, et ce quelle que soit la
date de signature de la convention de stage.
Stages en entreprises : Frais professionnels
Une instruction du 5 juillet 1978 a précisé quels sont les types de frais professionnels admis en franchise de cotisations :
- Les frais de déplacements occasionnés par le stage ;
- d'éventuels frais de double résidence supportés par
le stagiaire.
Les sommes allouées au titre des frais professionnels sont exclues de l’assiette des
cotisations, sous réserve de la production de pièces justificatives ou dans le
cas de remboursements forfaitaires sous réserve de l’utilisation conforme à leur
objet .
Les frais de repas et de transport (tickets
repas et remboursement des frais de transport) peuvent également être pris en
charge par l'entreprise, mais il ne s'agit pas d'une obligation formelle.
Ces sommes sont exonérées de cotisations sur justification des dépenses réelles
ou sur la base de remboursements forfaitaires.
Les frais pris en charge en raison de l'éloignement du domicile (logement,
nourriture et transport) ne sont pas soumis à cotisations.
L'entreprise devra veiller à pouvoir apporter les justificatifs de ces
remboursements en cas de contrôle. Lire ce billet - Lire les commentaires sur ce billet - Apporter votre contribution à ce billet - Noter ce billet - Imprimer ce billet
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Responsable
Par Marc JESTIN, le
lundi 21 août 2006 à 17:38
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Il est en tous cas un marché qui fait le plein chaque été maintenant, beaucoup plus souvent dans le temps mais heureusement la frénésie des conflits et pressions sociaux s'est calmée, au grand bonheur des acteurs économiques qui peuvent enfin de nouveau échanger des courriers, bons de commandes, biens, factures et titres de paiements...
La plupart des gens normaux seraient ravis de savoir que leur rémunération, sans rien faire de plus, a quadruplé en 20 ans, n'est-ce-pas ? Et bien sachez-le, c'est le cas des SMICards, une population qui s'étonne d'être de plus en plus nombreuse dans notre population active, aux côtés des contrats accompagnés, indemnisés, et probablement d'un nombre croissant de revenus en dessous de cette fameuse barre fatidique qui augmente inexorablement.
Voici l'exemple d'un graphe de rêve que tous les développeurs commerciaux affichent sur le plafond au dessus de leur lit pour mieux y penser en dormant. Le type de progression qui permettrait de planifier des embauches de nouveaux commerciaux, le développement serein de l'entreprise... :
En fait, au 1er juillet 2006, le Smic horaire brut a passé de 8,03 à 8,27 €
l’heure, soit pour un horaire hebdomadaire de 35 heures, un montant brut de
1254,28 €. Ces montants sont applicables en
métropole, à St Pierre-et-Miquelon et dans les DOM.
(version panoramique ici)
Dans tous les cas cela pose bien évidemment une difficulté aux sociétés commerciales qui aimeraient pouvoir rémunérer leurs commerciaux au résultat (une notion mal connue des gens qui fixent des « minimas sociaux »...). En effet, dans une Entreprise, tout ce que rapporte l'activité commerciale mais qui n'a pas permis de couvrir les coûts fixes et variables ne rapporte rien. Alors comment faire pour fixer les règles de rémunération d'un commercial dans l'Entreprise quand on n'arrête pas de devoir viser haut pour un salaire « acquis » ?
Sachez que vous pouvez quand même proposer un salaire fixe inférieur au SMIC mensuel à vos commerciaux, à condition toutefois de respecter la règle qui consiste à verser une rémunération minimale correspondant au SMIC à votre salarié. Cela repose sur la notion d'« avances sur commissions ». Pour éviter des déboires ensuite portés par un ex salarié de mauvaise foi qui pourrait vous poursuivre et obtenir des dommages, veillez à bien porter les mentions nécessaires au contrat de travail de votre collaborateur concerné, et à entretenir un suivi précis et par écrit de tout élément relatif à cette rémunération.
Nous recommandons toutefois de ne pas accumuler trop longtemps ces fameuses avances.
Il n'est pas si loin le temps où l'on voyait des VRPs affairés... au tarot p'tit côte ou pastis (selon l'ensoleillement et la saison) dans le bar du coin ! Avec des rémunérations de plus en plus élevées non compensées par un travail et un résultat, on peut imaginer que ça continue, au grand damne des Entrepreneurs.
Ceux là dont Winston CHURCHILL disait : « On voit le chef d'entreprise comme la vache à traire ou l'homme à abattre, rarement comme le cheval qui tire la charrue. »
La suite prochainement sur vos écrans, ICI dans le blog.commercial.
La progression du SMIC depuis 1980
| Date |
Date |
SMIC
horaire
brut
en Euros |
SMIC mensuel
brut
(169 h) |
SMIC mensuel
brut
(151,67 h) |
| 01/07/06 |
1 juillet 2006 |
8,27 |
1397,63 |
1254,31 |
| 30/06/05 |
30 juin 2005 |
8,03 |
1357,07 |
1217,91 |
| 28/06/03 |
28 juin 2003 |
7,61 |
1286,09 |
1154,21 |
| 28/06/02 |
28 juin 2002 |
7,19 |
1215,11 |
1090,51 |
| 29/06/01 |
29 juin 2001 |
6,83 |
1154,27 |
1035,91 |
| 30/06/00 |
30 juin 2000 |
6,77 |
1144,13 |
|
| 02/07/99 |
2 juillet 1999 |
6,41 |
1083,29 |
|
| 26/06/98 |
26 juin 1998 |
6,21 |
1049,49 |
|
| 27/06/97 |
27 juin 1997 |
6,13 |
1035,97 |
|
| 28/06/96 |
28 juin 1996 |
6,01 |
1015,69 |
|
| 28/04/96 |
28 avril 1996 |
5,75 |
971,75 |
|
| 30/06/95 |
30 juin 1995 |
5,64 |
953,16 |
|
| 01/07/94 |
1 juillet 1994 |
5,42 |
915,98 |
|
| 06/07/93 |
6 juillet 1993 |
5,31 |
897,39 |
|
| 03/07/92 |
3 juillet 1992 |
5,19 |
877,11 |
|
| 28/02/92 |
28 février 1992 |
5,08 |
858,52 |
|
| 29/06/91 |
29 juin 1991 |
4,98 |
841,62 |
|
| 30/11/90 |
30 novembre 1990 |
4,87 |
823,03 |
|
| 30/06/90 |
30 juin 1990 |
4,77 |
806,13 |
|
| 31/03/90 |
31 mars 1990 |
4,65 |
785,85 |
|
| 01/07/89 |
1 juillet 1989 |
4,56 |
770,64 |
|
| 01/03/89 |
1 mars 1989 |
4,48 |
757,12 |
|
| 01/07/88 |
1 juillet 1988 |
4,38 |
740,22 |
|
| 01/06/88 |
1 juin 1988 |
4,34 |
733,46 |
|
| 01/07/87 |
1 juillet 1987 |
4,24 |
716,56 |
|
| 01/03/87 |
1 mars 1987 |
4,20 |
709,8 |
|
| 07/07/86 |
7 juillet 1986 |
4,10 |
692,9 |
|
| 01/06/86 |
1 juin 1986 |
4,05 |
684,45 |
|
| 01/07/85 |
1 juillet 1985 |
3,97 |
670,93 |
|
| 01/05/85 |
1 mai 1985 |
3,89 |
657,41 |
|
| 01/04/85 |
1 avril 1985 |
3,80 |
642,2 |
|
| 01/11/84 |
1 novembre 1984 |
3,71 |
626,99 |
|
| 01/07/84 |
1 juillet 1984 |
3,63 |
613,47 |
|
| 01/05/84 |
1 mai 1984 |
3,59 |
606,71 |
|
| 01/01/84 |
1 janvier 1984 |
3,47 |
586,43 |
|
| 01/10/83 |
1 octobre 1983 |
3,40 |
574,6 |
|
| 01/07/83 |
1 juillet 1983 |
3,34 |
564,46 |
|
| 01/06/83 |
1 juin 1983 |
3,30 |
557,7 |
|
| 01/03/83 |
1 mars 1983 |
3,20 |
540,8 |
|
| 01/12/82 |
1 décembre 1982 |
3,09 |
522,21 |
|
| 01/07/82 |
1 juillet 1982 |
2,99 |
505,31 |
|
| 01/05/82 |
1 mai 1982 |
2,90 |
490,1 |
|
| 01/03/82 |
1 mars 1982 |
2,84 |
479,96 |
|
| 01/01/82 |
1 janvier 1982 |
2,77 |
468,13 |
|
| 01/11/81 |
1 novembre 1981 |
2,71 |
457,99 |
|
| 01/09/81 |
1 septembre 1981 |
2,64 |
446,16 |
|
| 01/06/81 |
1 juin 1981 |
2,32 |
392,08 |
|
| 01/06/81 |
1 juin 1981 |
2,55 |
430,95 |
|
| 01/12/80 |
1 décembre 1980 |
2,25 |
380,25 |
|
| 01/09/80 |
1 septembre 1980 |
2,18 |
368,42 |
|
| 01/07/80 |
1 juillet 1980 |
2,13 |
359,97 |
|
| 01/05/80 |
1 mai 1980 |
2,08 |
351,52 |
|
| 01/03/80 |
1 mars 1980 |
2,04 |
344,76 |
|
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catégorie(s) :
Responsable - Stratégie - Définitions - Opportunités
Par Marc JESTIN, le
samedi 26 août 2006 à 19:11
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Une définition et quelques recommandations pour affronter l'hypercompétition.
Attention cependant à ne pas sombrer dans l'hypercompétitionnisme, et à croire à tord et à travers que le monde a changé de fond en comble.
Définition de l'hypercompétition
L’hyper-compétition est un contexte de concurrence dans lequel les avantages
se créent et se détériorent rapidement du fait d’un environnement fortement
évolutif. Dans une situation d’hyper compétition, encore appelé « hyper
concurrentiel », les acteurs de la filière sont confrontés à des turbulences
dont l’amplitude, l’agressivité et la fréquence sont exacerbées.
Dans un contexte hyper compétitif
Quel comportement l’entreprise doit elle adopter dans ce type de contexte où
les règles de la concurrence classique ne suffisent plus à aider à définir les
axes tactiques et stratégiques alors même que la situation de déséquilibre
l’amènent à devoir se positionner rapidement et efficacement ?
Les experts du management reconnaissent eux-mêmes qu’il est alors délicat
voire dangereux d’appliquer des modèles et des concepts habituels.
Il nous apparaît alors utile de s’appuyer sur les forces opérationnelles et
notamment commerciales de l’Entreprise. Les atouts essentiels sont :
-
sa capacité d’écoute active
des clients et donc des marchés ;
-
une proximité et présence
terrain permettant d’identifier rapidement le positionnement des concurrents
et donc d’identifier des pistes d’avantages concurrentiels mis en place par
la concurrence,
-
Une partie de l’organisation
agile globale capable de s’adapter continuellement aux évolutions, critère
de réussite de la société dans ce contexte hypercompétitif.
Dans le cas de
recours à des schémas de scénarios pour essayer de s’adapter et de prévoir les
évolutions perturbées, des éléments des forces commerciales bien informées des
options et critères pourront relever au mieux des obstacles non identifiés a
priori (un peu comme un éclaireur pour détecter un passage bouché pourtant
marqué comme viable sur une carte, avant qu’on ait engagé une grosse partie des
troupes dans cette voie). Lire ce billet - Lire les commentaires sur ce billet - Apporter votre contribution à ce billet - Noter ce billet - Imprimer ce billet
catégorie(s) :
Responsable - Définitions - Juridique
Par Marc JESTIN, le
samedi 26 août 2006 à 19:33
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La liberté de chacun s'arrête là où commence celle de l'autre.
Une belle phrase qui n'apporte rien, sauf à se marcher sur les pieds comme c'est le cas dans le cadre de l'ouverture concurrentielle libre au niveau des échanges commerciaux internationaux.
Définition du libre échange
Le libre échange désigne la capacité à échanger librement des marchandises, des services et des capitaux entre les pays sans barrières d’aucune sorte.
Le libre échange, une utopie ?
Les mécanismes « protectionnistes » mis en place sont en général des restrictions règlementaires, quotas, tarifs d’autorisation ou de douane, prélèvements de taxes, voire obligations de déclaration et barrières réglementaires.
Le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT) et le Marché Commun Européen ont préparé les démarches en cours au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) pour la suppression progressive des barrières aux échanges.
En 2000, on estime que les échanges ont représenté 16 fois ceux des années 50 alors que la production aurait été multipliée par un facteur 6. Les exportations mondiales sont passées de 7 à 15 % du PIB mondial, les services étant en croissance accélérée permanente.
Quels freins à l'ouverture équitable des marchés ?
Les 2 principaux freins aux échanges en dehors des barrières fermes sont le subventionnement des économies locales et le montant des taxes à des tarifs allant de 4 % à 500 % de la valeur déclarée par l’importateur.
Autant dire que ces pratiques sont anti concurrentielles et contraires aux pratiques que les états qui les établissent prétendent souvent apprendre à d’autres, plus faibles.
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Responsable
Par Marc JESTIN, le
samedi 18 novembre 2006 à 00:24
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Bonjour, je vous présente vos pires ennemies : La fraude et les arnaques.
Depuis bien longtemps, le commun des mortels est un être idiot mal armé pour savoir faire la part des choses. Nous avons la chance de vivre, en France, dans un pays où la règlementation cadre les professionnels et protège les clients, surtout lorsqu'il s'agit de vulnérables particuliers.
Il n'en demeure pas moins que nous vivons dans un monde perfectible où tout le monde ne respecte pas nécessairement le droit.
Nous le constatons tous les jours. Heureusement, on peut considérer que ces méfaits proviennent le plus souvent d'une négligence, de l'ignorance, ou de l'impossibilité de s'y retrouver dans des lois et règlements flous, trop lourds, trop complexes.
Voici quelques exemples et recommandations pour vous préserver.
Vente pyramidale
Les systèmes de vente pyramidale sont des fraudes qui consistent à recruter un nombre de plus en plus grand d'investisseurs. Les promoteurs initiaux (c'est-à-dire ceux qui sont au sommet de la pyramide) recrutent des investisseurs qui sont censés amener davantage d'investisseurs, lesquels vendent parfois des produits ou des franchises de distribution. Le recrutement des nouveaux venus est plus important que la vente des produits.
Aucun argent n'est généré dans le cadre de la vente pyramidale. Les investisseurs qui arrivent les premiers tirent leur profit des sommes investies par les investisseurs qui adhèrent à l'opération par la suite. À un certain moment, il n'est plus possible de trouver de nouveaux investisseurs, de sorte que les personnes qui sont au bas de la pyramide perdent leur argent. Les investisseurs s'exposent aussi à des poursuites, car la vente pyramidale est illégale.
Avant d'investir votre argent dans une compagnie à paliers multiples qui pourrait s'avérer une opération pyramidale, obtenez tous les faits sur la compagnie, ses représentants et ses produits. Obtenez les documents suivants par écrit : plan de commercialisation, documentation publicitaire, contrats et prospectus (document juridique comportant de l'information sur les investisseurs éventuels à la compagnie). Évitez de faire affaire avec des fondateurs qui ne vous expliquent pas très clairement leurs plans. Demandez à un avocat ou à un comptable de vous expliquer tout ce que vous ne comprenez pas. Renseignez-vous sur le produit, c'est-à-dire s'il est en demande ou s'il existe des produits similaires sur le marché. Rappelez-vous que plus on vous promet un profit considérable, plus les risques sont élevés.
La vente pyramidale est illégale, et de sérieuses accusations pourraient être portées contre vous si vous exploitez une vente pyramidale ou si vous êtes associés à ce genre d'affaire.
Frais d'emprunt payables à l'avance
Les annonces qui promettent des prêts paraissent, en général, dans les annonces classées des journaux, revues et périodiques petit format locaux ou nationaux.
Souvenez-vous que le simple fait de publier des annonces dans des médias reconnus ne garantit pas la légitimité de l'entreprise qui paye l'annonce.
Certaines entreprises prétendent qu'elles peuvent vous garantir un prêt même si vous avez une mauvaise cote de crédit ou n'avez aucun dossier de crédit. Elles demandent en général le paiement de frais à l'avance, qui peuvent aller de quelques centaines d'Euros à des milliers d'Euros. Si vous envoyez votre argent à ces entreprises, vous n'obtiendrez jamais le prix escompté, et vous ne pourrez pas récupérer ce que vous avez donné. Si les établissements de crédit reconnus refusent de vous prêter, il est peu probable que vous obtiendrez un prêt en répondant à une annonce classée. Demandez à la société prêteuse de soustraire les frais sur le montant total du prêt qui vous a été promis. Dans la plupart des pays, il est illégal de demander le paiement de frais avant d'octroyer un prêt.
Hameçonnage
Le mot hameçonnage vient de l'analogie que les fraudeurs Internet utilisent des courriels « appâts » pour aller à la « pêche » aux mots de passe et aux données financières dans la mer des utilisateurs Internet.
L'hameçonnage, ou pêche aux données personnelles, consiste en la création de courriels et de pages Web qui sont des répliques de sites et d'entreprises réels et légitimes. Les fraudeurs se servent de ces sites Web et courriels pour arnaquer les utilisateurs à soumettre des données personnelles ou financières ou des mots de passe. Dans ces courriels, on demande souvent des renseignements comme des numéros de carte de crédit, des renseignements bancaires, des numéros d'assurance sociale et des mots de passe qui seront utilisés pour commettre une fraude.
Le but des criminels qui se servent de la technique d'hameçonnage est de faire croire aux clients qu'ils reçoivent une demande d'information d'une entreprise légitime. En réalité, il s'agit d'une tentative malveillante de recueillir de l'information sur le client dans le but de commettre une fraude.
Conseils – Comment déceler et éviter l'hameçonnage
- Protéger votre ordinateur grâce à un logiciel antivirus, à un filtre de logiciel espion, à un filtre de courriel et à un coupe-feu.
- Communiquer immédiatement avec l'institution financière pour faire part de vos soupçons.
- Ne pas répondre aux courriels dans lesquels on demande des renseignements personnels.
- Remarquer s'il y a des mots mal orthographiés.
- Toujours signaler l'hameçonnage et les courriels « hameçons ».
Si vous avez reçu un courriel suspect, signalez-le à un centre d'informations ou à l'institution financière qui semble être l'expéditeur. Lire ce billet - Lire les commentaires sur ce billet - Apporter votre contribution à ce billet - Noter ce billet - Imprimer ce billet
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